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Trois licences à ne pas confondre

  • 7 min
  • 30 points
  1. 1Trois licences à ne pas confondre
  2. 2Les douze questions avant de signer
  3. 3La sortie de secours

À la fin de cette étape, vous saurez :

  • Distinguer open source, poids ouverts et fair-code (ou source disponible)
  • Savoir ce que la licence de quelques outils courants permet vraiment

Situation

Karim compare deux outils d’automatisation pour son cabinet. Les deux se présentent comme « Open source Logiciel dont la licence respecte la définition de l'Open Source Initiative (OSI) : usage, étude, modification et redistribution libres. Voir le glossaire ». En lisant les conditions d’utilisation, il découvre que l’un l’est vraiment, l’autre non.

L’essentiel

« Open source » a un sens précis (code et droits d’usage complets). Beaucoup d’outils très utiles ne le sont pas, sans que ce soit un problème en soi : encore faut-il le savoir avant de bâtir une offre dessus.

Trois familles à distinguer

Open source, au sens de l’Open Source Initiative : le code est ouvert, avec des droits d’usage complets. Les licences permissives comme le MIT ou l’Apache 2.0 en font partie. Exemple : les moteurs d’inférence locaux comme Ollama ou llama.cpp (licence MIT).

Poids ouverts (Open-weight Modèle dont les poids sont téléchargeables. Voir le glossaire) : pour un modèle d’IA, les poids sont téléchargeables, mais les données d’entraînement ne le sont pas, et certains usages peuvent être restreints par une licence propre au modèle.

Source disponible ou Fair-code Modèle de licence où le code est visible et auto-hébergeable, avec des restrictions d'usage commercial (cas de n8n) ; ce n'est pas de l'open source au sens de l'OSI. Voir le glossaire : le code est visible, mais la licence réserve certains usages. n8n en est l’exemple le plus cité : auto-hébergeable pour un usage interne, mais un prestataire ne peut pas héberger n8n pour que ses clients y construisent leurs propres flux.

Associer

Chaque outil, sa licence

Associez chaque outil à ce que sa licence permet vraiment.

OutilCe que sa licence permet
Répondez à tout pour valider.

Une licence copyleft peut vous engager

YOLO d’Ultralytics, très utilisé en contrôle qualité par vision, est sous licence Copyleft (AGPL) Licence libre qui oblige à publier sous la même licence le code qui l’intègre ; l’AGPL-3.0 l’étend aux logiciels proposés en ligne. À lire avant tout usage commercial (cas de YOLO d’Ultralytics). Voir le glossaire-3.0 : une licence copyleft forte. Intégrer YOLO dans un produit, même proposé en ligne, peut obliger à publier son propre code sous la même licence. À vérifier avant tout usage commercial, y compris pour un client industriel.

ComprendrePourquoi ces nuances comptent pour une TPE

Si vous revendez une prestation construite sur un outil « fair-code » ou copyleft sans lire sa licence, vous risquez de devoir renégocier avec votre fournisseur, ou de devoir publier du code que vous pensiez garder pour vous. Le lire une fois, au départ, coûte moins cher qu’un changement d’outil en urgence.

À retenir

  • « Open source », « poids ouverts » et « fair-code » (ou source disponible) ne veulent pas dire la même chose.
  • n8n est fair-code : auto-hébergeable pour un usage interne, pas pour héberger les flux de vos clients.
  • YOLO d’Ultralytics est en AGPL-3.0 : une licence copyleft forte, à lire avant tout usage commercial.

Sources

Contenu tiré de la base de connaissance du site (§3.3, §4.5), dont chaque affirmation est sourcée et datée. Dernière vérification des sources : 24 septembre 2026. À revérifier avant le 24 mars 2027.

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