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Un bon cas part d’un problème
À la fin de cette étape, vous saurez :
- Partir d’un problème métier concret plutôt que d’un outil à la mode
- Repérer d’où viennent les bonnes idées de cas d’usage
Situation
Sonia revient d’un salon professionnel avec une idée en tête : « Il paraît qu’il faut mettre de l’IA partout, sinon on prend du retard. » Elle ne sait pas par où commencer, ni même si son magasin en a vraiment besoin.
L’essentiel
Un bon cas d’usage part d’un problème que vous connaissez déjà, pas d’un outil qu’on vous vante. La bonne question n’est jamais « quelle IA installer ? », mais « qu’est-ce qui me prend du temps, se répète, ou m’agace, cette semaine ? ».
D’où viennent les bonnes idées
Ce qui se répète. Une tâche que vous ou votre équipe refaites chaque jour ou chaque semaine, toujours de la même façon : une bonne piste pour l’automatisation ou l’assistance générative.
Ce qui agace. Les plaintes récurrentes, les tâches que personne n’aime faire, les erreurs qui reviennent : elles signalent souvent un problème réel, pas seulement une gêne.
Ce que vous mesurez déjà. Un historique de ventes, de stocks ou de rendez-vous ouvre la porte à la prévision et à l’optimisation, sans IA générative Famille d’IA qui produit du texte, des images, du son ou de la vidéo à partir d’une consigne ; les assistants conversationnels en sont l’exemple le plus connu. Voir le glossaire.
Ce que font vos pairs. La galerie de cas d’usage rassemble des exemples par métier : de quoi comparer, sans copier à l’aveugle.
Classer
Bon départ, ou pas ?
Classez chaque idée selon ce qu’elle dit du problème visé, avant même de parler d’outil.
À classer (7)
Trier automatiquement les demandes du service après-vente par motif, une tâche répétée chaque jour.
Répondre aux avis clients avec l’IA, en gardant toujours une relecture avant publication.
Analyser les enregistrements d’appels pour repérer les clients mécontents, sans avoir informé les personnes appelées.
Automatiser la relance des factures impayées, sauf les dossiers litigieux, qui restent rares mais délicats.
Installer un assistant conversationnel parce qu’un concurrent en a un.
Confier entièrement la comptabilité à une IA générative, sans relecture.
Prévoir les ventes de vélos électriques du printemps prochain, sans aucun historique de ventes.
Bon point de départ 0
À nuancer 0
Mauvais point de départ 0
« Il faut de l’IA » n’est pas un projet
Une technologie n’est jamais un objectif en soi. Si vous ne pouvez pas terminer la phrase « ce cas d’usage sert à… » avec un problème précis, ce n’est pas encore un cas d’usage : c’est un mot à la mode.
ComprendreLe piège du POC éternel
Un premier essai court et cadré reste utile, même pour une petite structure : à condition d’avoir des critères de succès, une date d’arrêt et une personne responsable côté métier. Sans cela, un essai « pour voir » s’étire sans jamais déboucher sur une décision. Voir aussi la leçon Les grands usages en entreprise.
À retenir
- Un cas d’usage part d’un problème connu, jamais d’un outil à la mode.
- Cherchez ce qui se répète, ce qui agace, ce que vous mesurez déjà.
- Un essai a besoin de critères de succès, d’une date d’arrêt et d’une personne responsable.
Sources
Contenu tiré de la base de connaissance du site (§2.7, §2.9), dont chaque affirmation est sourcée et datée. Dernière vérification des sources : 24 septembre 2026.
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